Combien de fois avez-vous entendu un athée dire qu’il serait heureux de croire en Dieu, mais personne ne lui a présenté une preuve suffisante de l’existence de Dieu ? Nous pourrions à ce stade nous lancer dans un cas historique pour la résurrection de Jésus ou d’un autre argument courant en faveur du christianisme, mais est-ce vraiment la responsabilité d’un apologiste ?

L’apologétique se base principalement sur 1 Pierre 3.15

Mais sanctifiez dans vos coeurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous.

Il me semble que la défense d’une idée n’est pas tout à fait la même chose que la preuve de cette idée. Faire une défense est plutôt de répondre à des objections, de montrer que la foi chrétienne n’est pas irrationnelle ou en conflit avec la réalité observée, ce qui n’exige pas que l’on prouve tout à partir de zéro. Donc, si un athée veut dire que la Bible est pleine de contradictions, je vais montrer que ce ne sont pas vraiment des contradictions, mais s’il veut que je prouve le christianisme, ce n’est pas nécessairement quelque chose que je suis disposé à faire.

Pourquoi faire cette distinction ?

Plus précisément, s’agit-il d’une sorte d’échappatoire ? Est-ce que je ne veux pas donner aux athées la preuve de Dieu parce que je sais que la preuve est insuffisante ?

Non, la raison pour laquelle je préfère défendre la foi plutôt que de la prouver, c’est que la tentative de prouver la foi en donnant les preuves est finalement naïve. Nous ne pouvons pas aborder la question de la vérité du christianisme de la même manière que nous aborderions des questions comme l’existence du Higgs-Boson ou l’authenticité des pièces de Shakespeare. Il y en a deux choses qui rendent cette question différente de ces questions plus ordinaires.

1. Le christianisme et l’athéisme sont deux visions du monde différentes

Votre vision du monde n’est pas seulement une croyance ordinaire, mais c’est le fondement de la façon dont vous voyez et pensez à tout le reste. Si je cherche à persuader un athée de devenir chrétien, je ne lui demande pas d’ajouter une croyance à ses croyances existantes. Je lui demande de se débarrasser de toute la base de sa façon de penser et de la remplacer par une autre. Un tel exploit n’est pas accompli en donnant simplement des preuves qui peuvent être traitées avec les présuppositions existantes. Ce qui est nécessaire, c’est que les présuppositions sous-jacentes de la vision athée du monde doivent être démontrées comme incompatibles avec la réalité et remplacées par des présuppositions chrétiennes.

2. La foi chrétienne ne peut être obtenue par un exercice purement intellectuel

Nous ne pouvons ignorer le fait que si le christianisme est vrai, ce que la Bible enseigne sur les humains est vrai. Romains 1.21 nous dit que «puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.» L’incrédulité en Dieu n’est pas avant tout un problème intellectuel, mais un problème moral, et donc la solution au problème n’est pas trouvée dans l’intellect. Cela ne veut pas dire que la vérité n’est pas évidente pour un observateur juste et impartial, mais qu’il n’y a pas d’observateur juste et impartial. Aucun de nous n’a la capacité de penser correctement à Dieu en nous-mêmes. Ce qu’il faut, c’est l’œuvre de l’Esprit Saint pour changer le cœur afin que l’esprit puisse voir ce qui a toujours été là. «Car Dieu, qui a dit: La lumière brillera du sein des ténèbres! a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. (2 Corinthiens 4:6)»

Qu’est-ce qu’on fait alors ?

Cela signifie-t-il qu’il ne peut y avoir de débat ou de dialogue entre les chrétiens et les athées ? Pas du tout. Cette conversation peut et doit avoir lieu. Cependant, il faut reconnaître que nous n’imaginons pas qu’il soit possible d’argumenter quelqu’un dans la foi chrétienne. Plutôt, en obéissance au commandement apostolique, nous utilisons des arguments pour justifier nos doctrines contre les objections des non-croyants, et cela pour deux raisons. La première est qu’elle renforce les fidèles qui, autrement, pourraient être ébranlés si des objections restaient sans réponse. Le second est que nous enlevons les excuses de l’incroyant et que nous assurer que la vérité soit clairement présentée à tous, afin que lorsque l’Esprit Saint ouvre les yeux de quelqu’un, l’évangile de Dieu soit là pour être vu par lui.

Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. – Jean 18.37

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